Plusieurs atouts en main
La Ville de Carignan a officialisé le lancement de sa politique culturelle. Étalée sur trois ans, elle pourrait remplir plusieurs missions dans le quotidien des citoyens.
Diane Morneau ne cache pas sa satisfaction à l’énoncé de la politique culturelle de Carignan. « Il faut remonter à 2003 pour parler de notre première politique culturelle, sourit la conseillère municipale. L’élue Marguerite Roussel voulait bâtir un réseau avec nos artistes et valoriser notre patrimoine. Cela se limitait à l’achat d’oeuvres d’art. »
« On veut développer un sentiment d’appartenance à la ville grâce à son identité. » – Diane Morneau
En 2024, les données ont changé. Diane Morneau insiste sur le rôle que peuvent jouer ces nouvelles orientations. « Nous avions essayé par le passé de faire entrer le patrimoine bâti dans la politique culturelle mais ce n’était pas la priorité du conseil municipal en place à l’époque, poursuit Diane Morneau. Désormais, c’est chose faite et nous en sommes très heureux. Carignan est une ville étendue et cela nous permettra de favoriser la cohésion sociale. »
Pour y parvenir, les responsables de la culture au sein de la municipalité souhaitent mettre de l’avant les particularités de Carignan. « On veut développer un sentiment d’appartenance à la ville grâce à son identité, estime la conseillère municipale. Carignan possède beaucoup de boisés et de terre. C’est une opportunité de se diriger vers le développement durable avec un territoire aussi riche. »
L’objectif de la ville est de toucher un maximum de personnes. « La culture peut aider à soutenir d’autres dimensions du développement durable grâce au coeur des gens, assure Diane Morneau. Notre défi est de rendre cette culture accessible à tous, partout sur notre territoire et pour tous les âges. Nous avons déjà la maison intergénérationnelle qui permet d’accueillir des événements mais nous voulons aussi organiser des événements à l’extérieur. »
Un patrimoine historique
Selon l’élue, la culture à ciel ouvert a sa place à Carignan et les idées ne manquent pas pour la valoriser. « On songe à installer des instruments de musiques ou des modules de jeux musicaux dans les parcs. Cela peut être aussi des images ou des oeuvres d’art. Des concours seront organisés pour rassembler les gens. On pense aux enfants et aux adolescents en particulier. »
La culture, c’est aussi l’Histoire. Et dans ce domaine, la conseillère municipale assure que la ville est plutôt équipée dans ce domaine. « On possède le Fort Sainte-Thérèse, des preuves de passage autochtones ainsi que des maisons patrimoniales. Nous avons des histoires à aller chercher. »
Afin de permettre à la population de s’intéresser à la culture, Diane Morneau et la Ville de Carignan a songé à une stratégie. « On veut mettre en place des activités interactives. Notre objectif est de développer les aptitudes de tous mais aussi favoriser la cohésion sociale. Nous allons toucher beaucoup de disciplines artistiques. »
Dans un futur proche, des actions pourraient bien se profiler dans les différentes rues de la ville. L’élue insiste sur le côté social de cette politique. « Une ville, c’est d’abord des gens. Le côté culturel va permettre de combattre l’isolement de toutes sortes de personnes. On commence à avoir des installations, le contexte a changé depuis 2003. Des collaborations entre commerces et artistes en lien avec l’identité de la ville sont à l’étude. Pour le moment, on a identifié nos priorités pour les trois prochaines années. Ensuite, on analysera pour voir ce qui a été fait pour élaborer notre plan d’actions. »