Circonscription de Chambly : trois villes et ses enjeux

Les villes de Richelieu, Carignan et Saint-Mathias-sur-Richelieu décrivent les enjeux qui les concernent, au cœur de cette campagne électorale.

La ville de Richelieu est principalement installée sur un territoire agricole. Jacques Ladouceur, maire de la Municipalité, répond sans hésitation quant à ses attentes envers le prochain gouvernement. « Aider les municipalités rurales comme la nôtre et avoir plus de flexibilité pour le développement. D’un côté, on nous demande de densifier en zone blanche, juste à côté d’un terrain de 50 000 pieds carrés que tu ne peux pas densifier. C’est un non-sens », estime-t-il.

Il remet en question l’influence qu’a la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) sur la capacité de développer. « Je ne dis pas qu’il ne faut pas protéger le territoire agricole, au contraire, mais il faut être intelligent. Quand il y a du terrain de disponible, avec les services qui passent et que c’est déjà résidentiel, qu’il y ait une maison ou deux maisons, ça ne change pas grand-chose », dit le maire richelois.

Carignan

Patrick Marquès, maire de Carignan, soutient que le principal enjeu est le manque de financement du gouvernement provincial dans le transport en commun. « Le modèle actuel de financement ne répond plus aux réalités d’aujourd’hui. Le prochain gouvernement doit s’engager à fournir un financement prévisible et pérenne qui supporte le développement de nos municipalités. Les effets de la pandémie, l’inflation, le vieillissement des infrastructures, la croissance du transport adapté et les transformations du réseau métropolitain, notamment avec l’arrivée du REM, ont accentué un déséquilibre financier qui perdure », fait-il entendre. Jacques Ladouceur considère également que Québec doit s’impliquer davantage en matière de transport en commun.

Saint-Mathias-sur-Richelieu

Sylvain Casavant, maire de Saint-Mathias, cible que les enjeux de sa ville sont les infrastructures d’eau, plus spécifiquement, l’usine des eaux usées. « Le gouvernement retarde depuis plusieurs années le financement de sa modernisation », décrie-t-il. Il demande également une meilleure accessibilité aux programmes d’aides financières pour nos installations de loisirs et espaces verts.