Carignan : l’enquête se poursuit concernant l’incendie de la maison Saint-Hubert
Plus de sept semaines après l’incendie de la maison Saint-Hubert à Carignan, l’enquête menée par la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) est toujours en cours.
Olivier LeClerc, propriétaire de la maison Saint-Hubert incendiée, souhaitait y vivre. Un plan d’aménagement intérieur avait été envoyé au ministère de la Culture et des Communications (MCC). « Mon but était de rester là. Je suis dans le néant. Les projets sont à revoir », indique-t-il au journal. Dans la nuit du 13 juin, les flammes ont détruit la maison située à Carignan. Personne n’a été blessé. Plus de sept semaines après l’incendie, l’enquête de la RIPRSL concernant les circonstances du drame perdure. « Il s’agit de délais normaux pour procéder à celle-ci », fait savoir la RIPRSL.
Patrimonial ou pas?
Le MCC mentionne que la maison Saint-Hubert est un immeuble patrimonial classé depuis 1962. Construite vers 1785 dans le secteur de Saint-Hubert, elle a été menacée de démolition en 1961. Pour la sauver, la Commission des monuments historiques en a fait l’acquisition et l’a déplacée dans le village historique Jacques-De Chambly, qui constituait alors un milieu d’accueil de bâtiments menacés de démolition. « Au début des années 1960, le déplacement d’un immeuble constituait un moyen permettant de sauvegarder des bâtiments patrimoniaux lorsque ceux-ci étaient menacés de démolition par la construction d’une nouvelle infrastructure ou encore par les éléments naturels », soutient le Ministère. Dans le livre Les Chemins de la mémoire : monuments et sites historiques du Québec, tome II, publié en 1991, il est écrit sur la maison Saint-Hubert « qu’on ne devrait pas considérer comme monument historique un édifice déplacé puisqu’une donnée essentielle de son histoire – son site – lui a été retirée ». Le Ministère répond que dans le cas de la maison Saint-Hubert, Québec a considéré, en 1962, que cette demeure était représentative de la maison traditionnelle québécoise par sa maçonnerie en pierre, ses cheminées latérales, son toit à deux versants aux larmiers retroussés et son annexe qui devait servir de cuisine d’été, « ce qui lui conférait un intérêt patrimonial justifiant son classement et sa sauvegarde ».
Reconstruire la maison
À savoir s’il est attendu que le propriétaire reconstruise une maison avec cette même identité historique, le Ministère nous dit « qu’étant donné que le dossier est actuellement judiciarisé, nous n’effectuerons pas de commentaires additionnels ».