Carignan : le projet figé du prolongement de la rue Albani

Des Carignanois souhaitent toujours voir la rue Albani se prolonger jusqu’à la route 112. Malgré l’opposition de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), Carignan mentionne que le dossier demeure à l’étude.

Les citoyens des secteurs Centre et Parchemin sont encloisonnés. Il est question d’environ 1 350 logements qui n’ont comme sortie unique que le chemin Bellerive.

Carignan avait déposé une demande à la CPTAQ en 2021 pour le prolongement de la rue Albani. À la suite de la décision défavorable rendue par la CPTAQ, en décembre 2023, la Ville a analysé les suites possibles au dossier. Des validations juridiques ont notamment été effectuées quant aux possibilités de déposer une nouvelle demande. « Avant d’envisager toute nouvelle démarche, nous devrons évaluer les impacts et les coûts financiers associés au projet. La poursuite ou non de ce projet sera notamment tributaire de sa priorisation parmi l’ensemble des projets d’investissement municipaux, et ce, dans le respect de la capacité de payer des citoyens », affirme la Ville. Elle ajoute que le dossier demeure à l’étude.

Description du projet

Le projet de prolongement de la rue Albani visait à améliorer la circulation locale et à optimiser les accès aux secteurs Centre et Parchemin. L’objectif était d’assurer une meilleure cohérence du réseau routier et de favoriser une circulation plus fluide, notamment en tenant compte du trafic généré par les institutions du secteur et par la densification progressive des quartiers environnants. Les aménagements prévoyaient répondre aux besoins actuels et futurs de mobilité tout en s’intégrant harmonieusement au milieu.

La Ville de Carignan avait déposé une demande à la CPTAQ, en 2021, pour le prolongement de la rue Albani, puisque la route traverserait un territoire zoné pour l’agriculture. La Ville s’est cependant heurtée à une décision défavorable. Cette requête à la CPTAQ devait être la première étape d’autorisation à se faire auprès des différentes instances décisionnelles. D’autres demandes d’autorisation auraient suivi, dont l’une auprès du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, une autre auprès de la MRC de La Vallée-du-Richelieu, et une dernière auprès du ministère des Transports.

Un tracé retenu

En ce qui concerne le tracé de la route, plusieurs scénarios avaient été évalués. Un tracé de « moindre impact » sur les terres agricoles avait été retenu. Il s’agissait d’une route à double sens, accompagnée d’une piste multifonctionnelle séparée par une bande verte, et d’un éclairage adapté de part et d’autre. Cette configuration minimale représentait 2,8 hectares de territoire. Aucune autre construction n’aurait été autorisée le long de la future rue.